Je suis membre d'Aliments d'ici, un comité du Groupe de recherche d'intérêt public de l'UQAM (GRIP) qui se concentre sur la mise en pratique d'alternatives pour se nourrir de manière locale, saine et abordable. Le GRIP vise à créer des ponts entre l'université et la communauté à travers divers projets de recherche, de sensibilisation et d'action écologique et sociale. Je m'y implique depuis une douzaine d'années, d'abord au niveau de la mise sur pied d'un système d'échange local, puis d'un centre de documentation sur la mondialisation et depuis 2005, en fondant le comité Aliments d'ici.
Je travaille par ailleurs dans un organisme communautaire en alimentation qui met en oeuvre des alternatives pour la sécurité alimentaire, en favorisant l'action collective et l'éducation populaire au moyen de jardins, de cuisines et d'initiatives d'achats collectifs. Ainsi je m'intéresse particulièrement aux dynamiques d'apprentissage de l'autonomie et de l'engagement social en milieu communautaire.
Ayant participé par le passé à des projets d'animation en milieu scolaire mais ayant renoncé à y travailler en raison de diverses contraintes liées à comment notre société capitaliste structure l'école, je trouve extrêmement intéressante l'initiative agricole coopérative à Baie-Ste-Catherine, avec ses aspects d'éducation autonome. Mettre en place un environnement d'apprentissage ancré dans un projet communautaire permet d'acquérir à la fois des habiletés techniques et des aptitudes au niveau de la communication. Celles-ci ont d'autant plus de force lorsqu'elles peuvent s'inscrire, comme c'est le cas ici, dans une recherche collective de solutions viables écologiquement et qui répondent aux besoins des individus et de la communauté environnante.
Ainsi, l'approche que met de l'avant l'Institut Nature et Culture rejoint bon nombre de mes réflexions et priorités d'action. La forme que prendra ma contribution reste à préciser. Pour l'instant, je vois à assurer un lien entre cette initiative et l'International Society for Ecology and Culture, avec qui je collabore depuis quelques années. Pouvoir s'installer hors de Montréal pour contribuer à un tel projet, ou le soutenir à distance, plusieurs formes de participation s'annoncent possibles dans ce projet ambitieux mais urgent, que d'expérimenter les voies d'une réconciliation entre la nature et la culture, à la fois aux niveaux théorique et pratique.